Sous le chapeau

Sous le chapeau

Une balade dans Paris

Chers lecteurs,

En ce dimanche ensoleillé de juillet nous décidions, Elena et moi de profiter de nos quelques instants ensembles pour faire une balade dans Paris. Nous devions nous retrouver chez elle. Je me suis donc rendu à son appartement, dans le cœur même de Paris accompagné d’un bouquet de pivoines rosées. Je ne saurais vous décrire l’expression de son visage quand elle a vu ses fleurs préférées. Elle m’a subitement remercié chaleureusement, les a placées dans le plus beau des vases et nous avons entrepris notre balade.

Nous nous rendions aux jardins du Luxembourg. Main dans la main, nous regardions le soleil qui filtrait à travers les arbres, écoutions doux chant des oiseaux et rêvions tous deux à notre idylle parisienne. En ce jour d’été, la chaleur était supportable et la brise fraîche que nous apportaient les arbres rendait cette balade d’autant plus agréable.

Nous traversions les jardins, tout en continuant de marcher nous nous sommes finalement retrouvés Rue Bonaparte près de l’Institut Hongrois. De loin je remarquais déjà un objet qui satisfaisait ma curiosité. Je me suis alors dit que Paris était vraiment une ville pleine de surprises. Elle était là, assise sur un banc, une jeune femme nue pieds vêtue d’une robe d’été. Sa singularité venait du chapeau qu’elle portait, il était à large bords légèrement cabossé. Chers lecteurs je ne suis pas en train de vous décrire une simple femme, au contraire, je suis en train de vous parler d’une statue.

La sculpture prend vie

Cette œuvre est troublante de son réalisme. Vous pouvez la voir les yeux mi-clos et l’air pensif, elle semble prise dans une rêverie profonde avec son visage appuyé sur ses mains et ce petit sourire qui se forme au coin de sa bouche. Je l’observais tout en m’approchant à petits pas, le banc sur lequel elle est assise. Ce dernier pouvait accueillir une deuxième personne. J’ai trouvé cela poétique, cette invitation à la rêverie, au voyage spirituel. Je me suis alors imaginé des passants intrigués par cette femme de bronze, des enfants la saluant.

Elena était toujours à mes côtés, elle ne s’était pas rendu compte que je m’étais égaré dans mon analyse tant elle était occupée à observer le charme des bâtiments parisiens. Nous nous rapprochions de la statue quand elle me dit « Cette femme sur le banc à l’air perdue dans ses pensées ». Quand Elena est arrivée à sa hauteur, quelque chose sur son visage avait changé. De l’étonnement, un mélange entre joie et émerveillement avec une pointe de tristesse ; je pouvais lire ces émotions. À ce moment-là elle comprit que cette femme n’était pas réelle, qu’elle n’était qu’une « simple » statue si je puis dire. Elle est restée là un moment à l’observer à essayer de comprendre comment un tel niveau de réalisme était possible à concevoir. Nous sommes partis un peu plus tard, Elena me tenant par le bras, ses pensées divaguant vers la femme au chapeau.

Mes chers lecteurs, Paris vous réserve tant de surprises. « Ouvrez grand les yeux, Paris vous dévoie ses richesses à chaque coin de rue ».

À très vite !

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